Saragosse, novembre 2025 — La IVe Journée « Innovation en temps de changement » a réuni le 14 novembre, dans la Sala Panorámica du World Trade Center Zaragoza, plus de 190 professionnels de l'architecture, de la promotion, de la construction et de l'investissement immobilier, à guichets fermés. La rencontre, organisée chaque automne par la Chaire du Marché immobilier de l'Université de Saragosse et le cabinet d'architecture Ingennus, s'est imposée comme un rendez-vous annuel pour analyser les tendances qui redéfinissent la façon de concevoir, de projeter et de construire les espaces que nous habitons : nouveaux besoins en logement, urgence climatique, avancées technologiques et numérisation. L'ouverture et la clôture ont été assurées par Luis Fabra, directeur de la Chaire, et Montse Rodrigo, directrice de la Communication et du Marketing d'Ingennus, et la journée a bénéficié du parrainage d'Ibercaja, de Grupo Plaza 14, du Collège des Registradores d'Espagne et du Collège des agents immobiliers (API) d'Aragon.

Flex living : solution universelle ou produit de niche ?

La première des trois tables rondes du programme, « Le flex living comme solution au déficit de logements », animée par Enrique Santi, associé d'Ingennus, a réuni Íñigo Muñoz, directeur des Investissements d'Overlord Gestión, avec Juan de la Peña (Amira Real Estate), Juan Laiseca (STRACO Real Estate Iberia) et Xavier Robert (Olbers Real Estate). Les intervenants se sont accordés pour situer le flex living au sein du vaste écosystème du living, comme une catégorie destinée à répondre à des besoins en logement très divers, et, à partir de cette définition commune, ont débattu de sa capacité réelle à répondre au déficit de logements.

Le diagnostic a été nuancé : le modèle s'est d'abord développé dans les villes où la pression de la demande est la plus forte — Madrid, Barcelone ou Valence — et, s'il commence à gagner d'autres territoires, il reste souvent associé à des produits à loyers élevés. La table ronde a conclu que le flex living n'est pas une solution universelle, mais un produit de niche capable d'absorber une partie de la demande sur les marchés où l'offre traditionnelle ne croît pas au rythme nécessaire.

Un terrain que la société connaît bien : elle développe à Madrid trois véhicules de flex living — Mad Río Hco, coliving et coworking au bord du Manzanares ; Inversiones Valdemarín, apparthôtel de moyen séjour à Valdemarín (Moncloa-Aravaca) ; et Vik Living, dans le développement du sud-est de Vicálvaro —, sur un marché où l'offre réglementée ne couvre qu'une fraction de la demande.

Construction hybride et intelligence artificielle

Le programme s'est complété par deux autres tables rondes. La deuxième, animée par Marta Train (Ingennus), a abordé la construction hybride durable — la combinaison de systèmes constructifs traditionnels et de solutions industrialisées pour équilibrer coût, délai et performances — avec Pablo Saiz (Woodea), Juan Pedro Zárate (ACR), Manuel García (Cesefor) et Albino Angeli (Xlam Dolomiti). La troisième, « Architecture et avenir : du crayon à l'algorithme », animée par M.ª Eugenia López (Ingennus), a réuni Fernando Iglesias (KronosHomes), Raúl Martínez (Twindocs), Víctor Ballestín (CIRCE) et Manuel Gimeno (SACO España) pour analyser l'intégration de l'intelligence artificielle dans l'architecture, avec une idée de fond : son déploiement exige la qualité de la donnée et une stratégie d'entreprise, et la question clé pour le professionnel sera ce que l'humain apporte que l'algorithme ne peut pas apporter.

Deux semaines plus tard, Overlord a de nouveau réuni le secteur dans la capitale aragonaise avec une rencontre sur l'investissement en actions et en immobilier au Gran Hotel de Saragosse.

Le programme complet peut être consulté sur le site de la Chaire du Marché immobilier, et le compte rendu de la rencontre (en espagnol) chez Ingennus et à la Chambre de commerce de Saragosse.

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Le flex living à Madrid : un déficit structurel d'offre